Si l’on m’avait dit, lorsque j’étais secrétaire de direction, qu’un jour j’ouvrirais un atelier artistique, je ne l’aurais probablement pas cru.
À cette époque, la création occupait déjà une place importante dans ma vie. J’aimais apprendre, expérimenter et découvrir de nouvelles techniques. Mais cela restait une passion que je cultivais au fil de mon temps libre.
Puis, au tournant de la trentaine, la vie m’a amenée à réfléchir à ce qui comptait vraiment pour moi. J’ai alors pris conscience d’une chose toute simple : chaque fois que je créais, je me sentais à ma place.
J’ai commencé à explorer davantage. À apprendre. À tester. À me tromper aussi parfois. La mosaïque, la peinture décorative, le chantournage, le dessin, les matières… chaque découverte ouvrait une nouvelle porte. Et surtout, je découvrais le plaisir immense de partager.
À l’issue de mon congé parental, une évidence s’est imposée : plutôt que de reprendre le chemin que je connaissais déjà, j’avais envie de construire celui qui me faisait vibrer.
C’est ainsi qu’est né Le Coquelicot Bleu en 2003.
Depuis plus de vingt ans, l’atelier accueille des personnes de tous horizons. Certaines viennent pour apprendre une technique, d’autres pour s’offrir un moment de création, d’autres encore simplement par curiosité.
Ce que j’aime le plus, ce sont les surprises. Le moment où quelqu’un ose essayer. Le moment où les doutes s’effacent derrière le plaisir de créer. Le moment où une personne découvre qu’elle est capable de réaliser bien plus qu’elle ne l’imaginait.
Avec le temps, j’ai compris que la créativité n’était pas réservée à quelques artistes. Elle est présente chez chacun de nous. Parfois discrète, parfois timide, mais toujours prête à s’exprimer dès qu’on lui offre un peu d’espace.
C’est cette conviction qui continue d’animer Le Coquelicot Bleu aujourd’hui.


